François Fillon, Rachida Dati et Xavier Darcos se sont rendus ce matin au lycée Paul Bert dans le quatorzième arrondissement de Paris. Les lycéens du lycée Paul Bert ainsi que d'autres lycéens parisiens et des parents d'élèves ont manifesté contre leur venue dans ce lycée aux seules fins d'assurer une couverture médiatique au gouvernement, en organisant dans l'établissement un simulacre de débat portant sur la drogue en milieu scolaire.
Or, dans un débat sur le thème des drogues, il aurait semblé important que la ministre de la santé soit présente et non la ministre de la justice. En effet, il s'agit d'une nouvelle démonstration de la logique du gouvernement qui consiste à privilégier une politique de répression au détriment du développement de la prévention auprès des lycéens.
Seuls les lycéens les moins engagés ont été admis à participer à ce débat qui n'était en conséquence qu'une mascarade puisque ses participants étaient préalablement choisis pour éviter toute contestation. Pendant ce temps, les forces de l'ordre employaient devant le lycée contre les manifestants des méthodes de répression une nouvelle fois disproportionnées.
L'UNL dénonce fermement la répression policière face à des manifestants pacifiques qui n'avaient même plus le droit de rentrer dans leur lycée. Les méthodes violentes employées par les gendarmes mobiles (matraques, charges, etc...) contre des manifestants inoffensifs sont parfaitement intolérables. Une dizaine de lycéens ont été interpellés, et certains manifestants ont du recevoir les soins des pompiers.
Cet événement montre une nouvelle fois que les lycéens restent mobilisés contre la casse du service public d'éducation malgré la surdité du gouvernement. Avec les parents d'élèves et les professeurs, ils continueront de faire valoir leurs revendications concernant notamment la prévention en milieu scolaire et le refus d'une répression systématique et aveugle de la mobilisation des jeunes.
Florian Lecoultre
Président de l'UNL
Or, dans un débat sur le thème des drogues, il aurait semblé important que la ministre de la santé soit présente et non la ministre de la justice. En effet, il s'agit d'une nouvelle démonstration de la logique du gouvernement qui consiste à privilégier une politique de répression au détriment du développement de la prévention auprès des lycéens.
Seuls les lycéens les moins engagés ont été admis à participer à ce débat qui n'était en conséquence qu'une mascarade puisque ses participants étaient préalablement choisis pour éviter toute contestation. Pendant ce temps, les forces de l'ordre employaient devant le lycée contre les manifestants des méthodes de répression une nouvelle fois disproportionnées.
L'UNL dénonce fermement la répression policière face à des manifestants pacifiques qui n'avaient même plus le droit de rentrer dans leur lycée. Les méthodes violentes employées par les gendarmes mobiles (matraques, charges, etc...) contre des manifestants inoffensifs sont parfaitement intolérables. Une dizaine de lycéens ont été interpellés, et certains manifestants ont du recevoir les soins des pompiers.
Cet événement montre une nouvelle fois que les lycéens restent mobilisés contre la casse du service public d'éducation malgré la surdité du gouvernement. Avec les parents d'élèves et les professeurs, ils continueront de faire valoir leurs revendications concernant notamment la prévention en milieu scolaire et le refus d'une répression systématique et aveugle de la mobilisation des jeunes.
Florian Lecoultre
Président de l'UNL
